Vers l’Ateneo…

Le mot Ateneo fait référence aux écoles libres imaginées par Francisco Ferrer i Guardia, philosophe et pédagogue espagnol de la fin du XIXème siècle, pour sortir les enfants du carcan de l’école dirigée par le pouvoir ecclésiastique. L’un de mes grands-pères a eu la chance de fréquenter une école de ce genre, il y a appris les valeurs de liberté, de solidarité, d’autonomie, de responsabilité, il y a développé un goût pour la connaissance et la réflexion. Ce mode d’éducation émancipateur l’a ainsi conduit sur les chemins de l’auto-gestion libertaire et de la révolution (Espagne 1936). Ceci est un point de départ essentiel dans la construction de ma conscience politique, dès l’enfance, un lien affectif inébranlable, une méthode à reconstruire, des projets nouveaux à imaginer. Je rêve d’Ateneo…

Mais pour démarrer et assumer le cheminement solitaire, miateneo est d’abord l’espace le plus propice, trouvé après moultes réflexions, pour restituer les parties les moins obscures d’une thèse en anthropologie commencée au début des années 2000 et jamais achevée. J’espère que certains passages pourront intéresser quelques curieux. Il n’est plus temps d’observer, de parler, de réfléchir ou de griffonner, il est temps de publier…

D’autres chantiers, à leur balbutiement, trouvent aussi leur place sur ce blog… Personnages et écritures en gestation, carnets de création ou réflexions ouvertes et partagées…

Et pour le coucou egotique que je suis, cet espace est aussi le lieu d’exposition de « pièces détachées » en mal de regard réfléchissant. Les unes parlent de ce que j’ai vu à travers mes regards de spectatrice à la fois amoureuse des arts de la scène et très intéressée par la dimension sociale et politique que peuvent emprunter ces mêmes arts.

Les autres tournent autour de mon nombril, à cheval sur mon egotrip, ouvert aux vents, aux facéties et traversé d’expériences plus ou moins réjouissantes. Les voix qui m’habitent chantent au dedans les échos du monde et plus que tout, ceux des damnés. Mais qui suis-je pour me faire porte-parole ? Alors je dis mes petites misères, mes entrées dans les mondes, mes soubresauts, les lucarnes qui s’ouvrent et les lumières qui s’allument, l’apprentissage pas à pas, à reculons et en trébuchant, le goût du savoir et de l’expérience… J’espère qu’un jour, la maturité gagnera mon cœur ; j’aurai le plaisir alors de m’oublier.

Enfin, quelques réminiscences d’un désir d’écriture en perpétuel recommencement qui chantent une vieille complainte de l’enfance infinie.

Quelques mois, une année peut-être, depuis la création de ce blog, des rencontres, du travail, de l’action et beaucoup d’envies. Ici se trouve donc le travail d’écriture solitaire.

Là-bas des tentatives d’une écriture à plusieurs voix. 

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